
Déjà dans le Japon médiéval la poésie était un art.
Dans les cours des shoguns on récitait des poèmes. Il existe 3 grandes formes de poésie japonaise : le haïku le plus connu, le tanka et le renku.
Le haïku, petit poème très court, comporte 17 syllabes sur seulement 3 lignes, comportant respectivement 5, 7, 5, syllabes.
Donc très court mais très évocateur ils sont intuitifs : un moment de la vie, un instant de nature. Rappelant toujours une saison :
>Que n’ai-je un pinceau
Qui puisse peindre les fleurs du prunier
Avec leur parfum!
Shoha
>Sur la cloche du temple
S’est posé un papillon
Qui dort tranquille.
Buson
>Qui se soucie de regarder
La fleur de la carotte sauvage
Au temps des cerisiers?
Sodo
>Une fleur tombée
Remonte à sa branche
Non, c’est un papillon!
Moritake
>Une grappe de raisin
Travail d’un homme
Plaisir d’un autre
inconnu
>Je soutiens l’homme
Qui autrefois
Me portait dans ses bras
inconnu
